
Les toxines, selon l’ayurvéda
Tout comme en naturopathie moderne, le concept de toxines est central à la pratique de l’ayurvéda traditionnel. Toute substance incorrectement métabolisée, qui s’accumule et nuit au bon fonctionnement de l’organisme, fait partie de ce que l’on nomme « ama » en ayurvéda. Lorsqu’ama envahit l’organisme, il est prioritaire de se détoxifier, autrement les efforts consacrés à l’amélioration de l’état de santé risquent d’être inefficaces.
Lorsque les substances non-métabolisées s’accumulent, il devient de plus en plus difficile d’apaiser les excès des doshas et les symptômes qui en découlent, puisqu’ama perturbe les transformations chimiques et oxyde les nutriments et les cellules. L’ayurvéda professe qu’une accumulation d’ama est à la source de la plupart des déséquilibres de la santé.
L’ayurvéda assimile le métabolisme et les transformations chimiques au concept d’agni. Ainsi, lorsqu’agni fait défaut, ama apparaît et s’accumule puis l’énergie vitale (ojas) diminue, entraînant aussi une perte d’appétit.
La toxicité et ses sources
Une substance toxique provoque des effets négatifs sur la santé ou la capacité de survie des diverses formes de vie. Les substances potentiellement toxiques sont omniprésentes, tantôt de sources naturelles, tantôt introduites par les activités humaines. En voici quelques exemples :
- Acide lactique (activité musculaire)
- Acide oxalique (aliments riches en oxalates)
- Acide urique (digestion des protéines et des lipides)
- Cholestérol oxydé (en présence de radicaux libres)
- Endotoxines (bactéries gram négatif)
- Hormones périmées (naturellement produites ou de source exogène)
- Médicaments de synthèse (pharmaceutiques)
- Métaux lourds (pollution industrielle)
- Pesticides et insecticides (industrie alimentaire)
- Radicaux libres (polluants, stress)
Ama : Substances inadéquatement métabolisées par l’organisme qui s’accumulent et nuisent à son fonctionnement, envahissent les tissus de l’organisme et entravent la libre circulation des fluides et des canaux (srotas). Ama circule lentement, il est lourd, huileux, visqueux, toxique, malodorant et sa composition est rarement homogène, des caractéristiques facilement observables au niveau des selles, qui deviennent très malodorantes, tombent et collent au fond de la toilette, présentent différentes couleurs et/ou des morceaux de nourriture non-digérée.
Quelles substances s’accumulent véritablement ?
Lorsqu’elles abordent la question des « toxines » et de la « détox », les approches de santé naturelle sont souvent imprécises, compromettant ainsi leur crédibilité. Pourtant, la science moderne confirme bel et bien la présence de substances accumulées, désigné de manière imprécise par le terme « ama » en ayurvéda :
- La matrice extracellulaire des fascias peut voir son acide hyaluronique devenir plus visqueux et favoriser les adhérences.
- Les protéoglycanes & glycosaminoglycanes (GAG) densifient et épaississent les fascias.
- Le collagène voit sa structure désorganisée pour former des « noeuds » et des adhérences dans la matrice conjonctive.
- Les radicaux libres s’accumulent dans les tissus et les endommagent, provoquant des phénomènes inflammatoires.
- Avec l’âge et la sédentarité, les produits de glycation avancée (AGEs) se lient aux protéines des tissus, notamment au collagène, ce qui les rigidifient.
- Les molécules inflammatoires (cytokines, prostaglandines, histamine) se concentrent dans les fascias et les muscles.
- La bradykinine, favorisant douleur et vasodilatation, et la substance P (en référence à « pain » en anglais, signifiant « douleur ») s’y concentrent aussi.
- Le glucose et le cholestérol se concentrent de manière excessive dans le sang, s’ils sont mal gérés par le foie et le pancréas.
À quel point sommes-nous réellement intoxiqués ?
Avant de se lancer dans un processus de détoxication, il faut d’abord faire l’inventaire des signes qui révèlent l’accumulation d’ama et considérer leur gravité. On doit aussi considérer notre nature individuelle et les tendances qui en découlent, tout en distinguant quel(s) dosha(s) sont présentement en excès.
Signes vitaux observables indiquant une accumulation d’ama
- Yeux jaunis ou orangés, près de la conjonctive
- Teintes jaunes dans l’iris
- La lecture du pouls révèle un sang épais et visqueux
- Odeurs corporelles plus fortes et déplaisantes
- Possiblement un goût acide, métallique ou piquant en bouche
- Mucus, dépôt sur la langue
- Apparition de cernes bouffies et foncées
- Urine trouble, foncée, visqueuse et particulièrement odorante
Autres symptômes apparents, liés à la présence d’ama
- Somnolence, fatigue
- Lourdeur, lassitude
- Perte d’endurance
- Faiblesse immunitaire
- Perte de libido
- Mauvaise digestion des graisses
- Difficulté à métaboliser les toxines comme l’alcool et la caféine
- Perte d’appétit, faible digestion en général
- Gaz, ballonnements et distensions abdominales
- Constipation et/ou diarrhée
- Malabsorption et déficiences nutritionnelles
- Reflux gastrique
- Phénomènes inflammatoires
- Problèmes de circulation sanguine
- Circulation lymphatique déficiente, rétention d’eau
En fonction des signes observés, on peut élaborer un protocole de détoxication conséquent. Une détoxication efficace incorpore diverses approches pour servir nos objectifs, toujours selon nos capacités et nos caractéristiques individuelles. De plus, lors d’une détoxication, il faut s’attendre à quelques inconforts physiques au départ, ainsi que des hauts et des bas émotionnels.
Différentes approches pour éliminer les toxines
Voyons maintenant quelles sont les différentes approches que l’on peut combiner pour parvenir à détoxifier l’organisme. Pour commencer, mieux vaut d’abord tenter d’agir à la source des problèmes en mitigeant les principales sources de toxines :
- Alimentation de mauvaise qualité
- Quantités trop grandes de nourriture
- Polluants chimiques dans la nourriture et l’environnement
- Émotions fortes : peur, stress, colère, culpabilité, peine, désespoir
- Consommation de drogues et autres intoxicants
- Consommation de médicaments de synthèse (en collaboration avec votre médecin)
- Dysfonctionnement des organes émonctoires : foie, rein, intestin, poumon, peau
Exercices pour favoriser la détoxication
L’exercice physique, avec le sommeil et l’alimentation, constitue l’un des trois piliers de la santé en ayurvéda. L’exercice favorise la circulation et le métabolisme, contribuant à la détoxication de l’organisme. Selon les doshas prédominants chez un individu, on peut prioriser certains exercices en particulier :
Les exercices pour apaiser vata incluent beaucoup d’étirements et d’échauffements pour les articulations avant et après les entraînements, afin de contre-carrer leur tendance à la rigidité et aux craquements. Le yoga, le pilates et la natation sont généralement adaptés pour épargner vata.
Pour pitta, on favorise surtout des exercices modérés, pour éviter la genèse de toxines par excès d’entraînement, avec quelques épisodes plus intenses pour relâcher le surplus d’énergie. On peut par exemple alterner un peu de boxe avec un yoga lent et restaurateur. Si l’on peut aller en nature pour pratiquer les sports, pitta en sera d’autant plus apaisé.
Pour soulager kapha, on met l’emphase les exercices dynamiques et aérobiques qui provoquent la sudation et activent la circulation sanguine : danse, course à pied, randonnées en montagne et autre. La matinée étant une période kapha, on commence la journée avec des exercices pour contre-carrer son influence.
Éliminer les toxines grâce à l’alimentation
Voici différentes stratégies qu’il convient de combiner pour s’assurer que notre alimentation soit favorable à la détoxication, tout en respectant nos particularités individuelles :
Doser les portions de nourriture : Consommer tout juste assez de nourriture pour combler notre appétit afin d’optimiser le bon fonctionnement de notre métabolisme. L’ayurvéda suggère de ne remplir l’estomac qu’à moitié de nourriture, tandis que les liquides devraient occuper un quart de l’espace, laissant le dernier quart vide.
Combinaisons alimentaires : L’ayurvéda précise que certaines combinaisons alimentaires génèrent davantage de toxines. On évite surtout de combiner poissons et fruits de mer aux produits laitiers. Par ailleurs, mieux vaut manger les fruits loin des repas, pour favoriser la digestion. On nous rappelle aussi que les combinaisons de viandes et de féculents sont difficiles à digérer. Suivez notre formation sur l’alimentation ayurvédique pour en savoir plus à ce sujet.
Fibres : Alors que le foie élimine et expulse les toxines via la bile, une grande partie, voire la quasi-totalité, seront réabsorbées par les parois de l’intestin. Les fibres capturent mécaniquement une partie des toxines et assurent qu’elles seront escortées hors de l’organisme, en plus d’entretenir la flore intestinale par leur action prébiotique. Il est recommandé de consommer quotidiennement de 30 à 40 gr. de fibre et de 50 gr à 60 gr. en période de détoxication.
Antioxydants : Le foie utilise les antioxydants pour neutraliser les toxines complexes et les radicaux libres. Les fruits, les légumes et les épices en regorgent, surtout lorsqu’ils sont foncés, frais et de culture biologique. Exemples : petits fruits, ail, curcuma, poivre, cannelle, cacao, germinations, coriandre, chou-frisé, chou rouge, épinards.
Toniques digestifs amers : Lorsque pitta et la chaleur prédominent, on utilise des substances amères pour supporter la digestion, stimuler le foie et éliminer les toxines. Exemples : roquette, radicchio, feuille de pissenlit, scarole, chicorée, endive, racine de bardane, radis noir, artichaut.
Toniques digestifs piquants : Pour s’assurer de bien digérer la nourriture, surtout lorsque vata, kapha et le froid qui les caractérisent prédominent, on emploie plutôt des substances piquantes qui activent le métabolisme. Exemples : poivre, gingembre, fenouil, cannelle, girofle, moutarde, basilic, thym, romarin, ciboulette, cerfeuil, racine d’aunée.
Équilibre acido-basique : Favoriser l’équilibre acido-basique dans l’organisme est essentiel pour réussir une démarche de détoxication. Pour ce faire, on réduit le stress et les sources alimentaires d’acidité, inévitables dans une certaine mesure, tout en favorisant un apport régulier en aliments alcalinisants. Consultez l’article L’équilibre acido-basique et la santé pour en savoir davantage.
L’alimentation détoxifiante adaptée aux doshas
Pour apaiser vata, on met l’emphase sur les toniques digestifs piquants, en particulier les épices et fines herbes qui sont carminatifs et dispersent les gaz et ballonnements. Quelques toniques digestifs amers (sans faire d’excès) et les prébiotiques aident aussi le métabolisme des personnes de nature vata. On cherche à manger à des heures régulières, des repas modestes soutenus par des collations.
Pour apaiser pitta, l’équilibre acido-basique est l’aspect clé à surveiller. Par ailleurs, on favorise les toniques digestifs amers, les salades amères et les plantes médicinales pour tonifier le foie. Pour les personnes de nature pitta, on modère les prébiotiques et les fermentations, susceptibles d’augmenter l’acidité et de déséquilibrer la flore intestinale déjà très active.
Pour apaiser kapha, les deux types de toniques digestifs (amer et piquant) peuvent être investis au maximum, en plus d’incorporer des prébiotiques. Les épices seront ici employées généreusement. Les fibres sont très importantes pour éliminer les excès de gras et pour stimuler l’intestin. Les portions des repas doivent demeurer modérées et les jeûnes seront très bénéfiques.
La monodiète de kitchari, un classique
Le kitchari, grand classique des cures et retraites ayurvédiques, est composé de riz, de petites légumineuses comme les fèves mung ou les lentilles rouges, de quelques légumes ainsi que d’épices douces. Ce plat incorpore tous les nutriments dont nous avons besoin et peut constituer la base de notre diète pour des périodes aussi prolongées que nécessaires.
Le seul bémol ici concerne la vitamine B12, qui est absente dans ce repas. Néanmoins, nous disposons généralement de réserves de plusieurs mois de cette vitamine et il est aisé de les renouveler. Consultez l’article Comment manger végétarien pour plus de détails à ce sujet.
Une monodiète de kitchari consiste à consommer uniquement ce repas pour une période donnée, allant de 2 ou 3 jours à des semaines durant. Cette stratégie simplifie le travail des enzymes et du système digestif en général, permettant de reprendre le dessus sur la métabolisation des toxines.
Nous avons mis à votre disposition deux recettes de kitchari. Celle de Geneviève, réalisée à base de fèves mung, conviendra davantage aux appétits voraces puisqu’elle contient plus de légumineuses que de riz, favorisant un apport optimal en protéines.
Les « vraies » monodiètes
Une véritable monodiète consiste à ne consommer qu’un seul aliment pour une période donnée, variant généralement de 3 à 7 jours. Voici quelques exemples d’aliments qui conviennent à cet effet, choisis notamment pour leur richesse en fibres et en antioxydants :
- Carotte : antioxydante, riche en bêta-carotènes, idéale pour le printemps
- Pomme : antioxydante, rassasiante grâce à sa pectine, idéale pour l’automne
- Raisin bleu : très antioxydant, riche en vitamines B et potassium, idéal pour l’automne
- Riz : riche en minéraux et oligo-éléments, convient en toutes saisons
Le petit-lait est aussi une possibilité intéressante pour effectuer une monodiète, en raison de ses capacités doucement prébiotiques et de son contenu nutritif riche en minéraux et acides aminés. Également, les jus de légumes et de quelques fruits pourraient aussi être mis à contribution pour une monodiète efficace.
Trois types de jeûne
Le jeûne est un outil de détoxication puissant qui minimise les intrants pour favoriser la gestion des déchets accumulés dans l’organisme. Le jeûne favorise l’autophagie, affecte positivement le système immunitaire et contribue à la perte de poids. Il améliore la sensibilité à l’insuline ainsi qu’à la leptine, une hormone liée à la sensation de satiété. L’ayurvéda distingue trois catégories de jeûnes : le jeûne quotidien, le jeûne intermittent et le jeûne prolongé.
Le jeûne quotidien, popularisé sous l’appellation de jeûne intermittent ces dernières années, consiste à éviter l’ingestion d’aliments caloriques ou solides sur une période de 12h à 18h par jour, selon notre nature (prakriti) individuelle. Selon l’ayurvéda, le métabolisme propre à chaque personne en détermine la durée optimale : pitta accélère le métabolisme, alors que l’influence de kapha le ralentit et augmente sa capacité à stabiliser la glycémie.
En ayurvéda, le jeûne intermittent consiste à adopter une routine de jeûne hebdomadaire, mensuelle, saisonnière et/ou annuelle. Par exemple, on peut effectuer un jeûne de 24h une fois par semaine ou par mois, ainsi qu’un jeûne de 3 jours une fois par saison ou par année. Cette périodicité est choisie selon nos objectifs, nos capacités à jeûner et notre mode de vie.
Enfin, les jeûnes prolongés sont ceux qui durent plus de 3 jours. Au-delà de 72h de jeûne, l’ayurvéda considère qu’il s’agit d’un soin purifiant (shodhana), impliquant potentiellement des effets indésirables pour l’organisme. Un tel jeûne nécessite davantage de précautions, voire l’accompagnement d’un thérapeute ayurvédique expérimenté.
Traitements ayurvédiques spécifiques à la détoxication
Une fois les bases de la détoxication mises en place, on peut considérer l’apport de soins ayurvédiques pour compléter la démarche. Voici quelques soins corporels ayurvédiques apaisants (shamana) servant à rétablir doucement l’équilibre tout en favorisant l’élimination d’ama :
Svedana : Il s’agit de techniques de sudation telles que le sauna sec, le sauna humide, l’application de pâtes médicinales chauffées, les pochons médicinaux chauffés avec lesquels on tapote le corps (kiri), ou encore le soin pizhichil consistant à verser continuellement des filets d’huile chaude sur la peau. Les sudations favorisent l’évacuation des toxines via la peau.
Udhvarthana : Ce massage ayurvédique est effectué avec une poudre exfoliante faite de farine de pois chiche (besan) ou à base d’argile. La poudre est idéalement bonifiée de plantes séchées et broyées, jusqu’à obtenir une texture doucement exfoliante. L’udhvarthana fait bouger la lymphe, exfolie la peau et stimule la circulation sanguine.
Panchakarma : Ce protocole personnalisé regroupe un ensemble de traitements, d’une durée d’environ cinq semaines. Le panchakarma comprend une diète stricte, une collecte des toxines en saturant l’organisme de ghee médicinal, cinq traitements purifiants ainsi que plusieurs traitements accessoires et complémentaires. Notre article sur les panchakarmas traditionnels élabore sur le sujet plus en détails.
D’autres soins ayurvédiques peuvent également contribuer à la détoxication, tels que les soins marma et les massages à l’huile (abhyanga) lorsqu’employés à long terme, après une détoxication initiale.
Plantes médicinales pour la détoxication
Il est nécessaire d’avoir de bonnes connaissances en herboristerie et une certaine expérience pour choisir les bonnes plantes médicinales à utiliser lors d’un processus de détoxication. Faites appel à des spécialistes en la matière pour vous guider à travers les innombrables possibilités, afin de déterminer ce qui est idéal pour vous, personnellement.
Les plantes toniques du foie et des reins sont essentielles à tout processus de détoxication qui se respecte. Le foie et les reins effectuent un travail colossal au quotidien pour éliminer les toxines inévitablement produites par l’organisme, sans compter celles qui s’immiscent dans notre environnement pollué.
Certaines plantes sont généralement bénignes et, sauf exception, dépourvues de contre-indications notables. Citons notamment l’aigremoine (Agrimonia eupatoria) l’amla (Emblica officinalis), la bardane (Arctium lappa), le pissenlit (Taraxacum officinalis), l’ortie (Urtica dioica) ou la verge d’or (Solidago canadensis), par exemple. Tout de même, informez-vous auprès des spécialistes si vous les consommez tout en prenant de la médication. D’autres plantes, plus puissantes, peuvent être mises à contribution, s’il l’on sait observer quelques précautions.
Une fois les organes d’élimination bien soutenus et fonctionnels, on peut faire appel à des propriétés dites « lymphatiques » et « altératives » pour remettre en circulation les toxines accumulées loin des milieux vascularisés. Les toxines pourront ainsi être éliminées par le foie et les reins, qui filtrent le sang, mais il faut procéder doucement pour éviter de surcharger inutilement ces organes. Parmi les plus douces altératives et lymphatiques, on retrouve la calendule (Calendula officinalis), la molène (Verbascum thapsus) le plantain (Plantago major) et le trèfle rouge (Trifolium pratense). En ayurvéda, le mélange appelé triphala est employé à cette fin.
Enfin, pour éliminer les métaux lourds, il est nécessaire de faire appel à des substances dites chélatrices, qui se lient aux métaux lourds et permettent leur transport dans le sang, afin de les éliminer. Des protocoles très élaborés et spécifiques sont nécessaires pour éliminer les métaux lourds de manière sécuritaire. Tout de même, certaines plantes légèrement chélatrices s’introduisent facilement à notre quotidien, notamment la feuille de coriandre (Coriandrum sativum), le gel d’aloès (Aloe vera) et la spiruline (Spirulina platensis).
Les bonnes saisons pour la détoxication
En Amérique du Nord et en Europe, le printemps est la meilleure saison pour mettre en place des soins de détoxication, alors que les toxines ont naturellement tendance à faire surface. L’été est la saison idéale pour effectuer un jeûne, surtout lors des canicules qui obligent le métabolisme à ralentir. La première moitié de l’automne est aussi une saison très favorable à la détoxication. En revanche, la saison hivernale est moins propice, en particulier s’il s’agit d’effectuer un jeûne, en raison des besoins caloriques accrus et des possibilités de déséquilibrer vata.
Précautions à suivre lorsqu’on entreprend une cure
Pour tout ce qui concerne les cures, les jeûnes, l’usage des plantes détoxifiantes ainsi que les soins qui font bouger la lymphe (exercices, massages, sauna), un usage éclairé est nécessaire, pour éviter de remettre en circulation plus de toxines que ce que le corps peut gérer. Il faut faire preuve de douceur en cas de prédominance vata : surveillez les signes d’excès de froid, de sécheresse, d’émaciation, de tremblement ou de tout autre symptôme associé à vata préalablement ainsi que pendant le déroulement de la cure.
Avant d’entreprendre un protocole de détoxication drastique, il faut éliminer la majorité des sources de toxines et s’assurer que les organes d’élimination soient fonctionnels, principalement le foie et les reins. Une cure de foie trop rapide provoque des crampes et des douleurs, des étourdissements, des maux de tête et/ou de la diarrhée. Une cure de reins trop intense peut aussi irriter les reins. Une bonne connaissance de la médecine naturelle et de l’herboristerie est nécessaire pour concevoir des protocoles efficaces et sécuritaires pour les organes d’élimination.



Merci. Très instructif et pertinent à cette époque de l’année.
Merci pour ces informations très intéressantes et utiles
Wow!!! J’ai essayé le « kitchari de Jonathan » et c’était tellement bon! J’ai opté pour zucchini et carottes. Tellement savoureux et réconfortant. Il me manquait les graines de moutarde et de carvi alors je suis curieuse de réessayer avec! Merci énormément pour ce partage :)