
Pureté, équilibre et bien-être
Le panchakarma est en quelque sorte le summum des soins ayurvédiques. Il s’agit d’un protocole qui rassemble une multitude de traitements ayurvédiques, cherchant à rétablir l’équilibre optimal de l’organisme et à le purifier en profondeur. Une foule de maladies peuvent être soignées à l’aide du panchakarma et l’on peut améliorer grandement notre qualité et notre espérance de vie grâce à lui.
« Pancha » signifie cinq et « karma » action, désignant par-là cinq traitements purifiants (shodana) qui forment le fer de lance du protocole. De nos jours, de nombreuses versions édulcorées de ces traitements sont offertes sur le marché, aussi convient-il d’expliquer comment fonctionne le célèbre panchakarma et ce qui le rend si efficace et unique en son genre.
Tels qu’énoncés dans l’Ashtanga Sangraha, voici les cinq traitements purifiants selon Charaka et Vaghbata, qui ont vécu au 6e siècle av. J.C. et 5e siècle de notre ère, respectivement (1) :
- Vamana : thérapie émétique
- Virechana : purgation
- Nasya : traitement nasal
- Anuvasana basti : énéma d’huile
- Niruha basti : énéma de décoction
Un traitement de longue haleine
Le panchakarma s’étend sur plusieurs semaines, comprenant en plus des cinq traitements purifiants de nombreux traitements apaisants (shamana) : massages, applications d’huile, sudations et autres. Au minimum trois semaines bien comptées sont nécessaires pour compléter un panchakarma ; idéalement on disposera d’une quarantaine de jours, voire plus. La diète est rigoureusement contrôlée tout au long de ce processus.
Grâce à un ensemble de soins, l’organisme retrouve son équilibre naturel : les petits maux quotidiens s’estompent, certaines maladies chroniques disparaissent, l’anxiété et le stress diminuent, irritations et colères sont apaisées et la léthargie dispersée. Une grande partie des toxines accumulées aux confins de l’organisme, appelées ama, seront éliminées au fil des traitements.
Après une courte période de récupération appelée rasayana ou régénération, le panchakarma révèle tous ses bienfaits et nous laisse dans un état comblé de bien-être et de vigueur.
Lors des traitements, il est primordial que la nourriture et le mode de vie soient régis de la meilleure façon possible, adaptés avec doigté à la constitution particulière de la personne. Le sel, les épices piquantes, le sucre et les stimulants comme le thé ou le café sont tous éliminés de la diète lors du panchakarma, sevrant complètement les addictions diverses.
Puisque le panchakarma est un processus exigeant, on ne le pratique pas chez les enfants et les personnes trop affaiblies par la vieillesse ou souffrant d’une maladie en phase aigüe.
L’équilibre de la santé
Tout d’abord, rappelons que l’ayurvéda identifie trois paramètres régissant notre nature individuelle que l’on appelle les doshas soit vata, pitta et kapha, qui correspondent respectivement aux mouvements, aux transformations et à la préservation de l’organisme. La thérapie émétique (vamana) et le traitement nasal (nasya) servent à apaiser et à purifier le principe kapha, la purgation (virechana) agit sur le principe pitta et les énémas (basti) sur le principe vata.
Tout au long de la procédure, chaque remède est choisi selon la constitution et les besoins spécifiques de tous et chacun, en fonction des trois doshas. La diète est aussi adaptée selon ces principes : voir « Alimentation ayurvédique, principes de base ». Consultez les vidéos didactiques pour en savoir plus sur les trois doshas et l’alimentation.
Phase préparatoire
À l’aide de toniques digestifs comme le poivre, le gingembre ou le chitraka (Plumbago zeylanica), on s’assure que le métabolisme et le feu digestif soient activés et qu’une partie des toxines et des substances accumulées en excès soient éliminées de l’organisme. Pendant cette période d’environ une semaine, la nourriture est simplifiée autant que possible, d’ordinaire composée de riz avec tout juste un peu de lentilles, de légumes et de douces aromates. Tout ceci permettra à l’organisme de bien digérer les corps gras administrés à l’étape suivante.
Ensuite, on procède à l’oléation (snehapana), qui consiste à ingérer des corps gras ainsi qu’à recevoir des massages généreusement arrosés d’huiles thérapeutiques (abhyanga). Pour l’oléation interne, on utilise un ghee (beurre clarifié) infusés de plantes et de substances médicinales. L’huile employée pour les massages et le ghee sont personnalisés et additionnés de plantes médicinales, incorporées grâce à une technique propre à l’ayurvéda.
L’importance de l’oléation
Cette étape est cruciale car les corps gras doivent pénétrer en profondeur tous les tissus de l’organisme pour y recueillir les toxines qui s’y cachent, ce qui permet de les faire voyager jusqu’au tractus digestif avant de les expulser. La capacité de pénétration des corps gras est unique : ceux-ci sont d’abord absorbés via la lymphe et non via le sang comme les autres nutriments. De plus, les gras traversent à leur guise les membranes lipidiques des cellules, ce qui les rend capable d’atteindre les moindres racoins du corps, y compris le cerveau isolé par la barrière hémato-encéphalique.
Également, les corps gras solubilisent les toxines comme nuls autres, permettant de les transporter jusqu’au foie sans qu’elles ne puissent se reloger dans les tissus de l’organisme, les glandes et les articulations par exemple, ce qui pourrait engendrer de nouvelles pathologies chroniques.
Une fois l’organisme bien saturé de gras, les toxines seront prêtes à être expulsées par la thérapie émétique et les organes seront alors protégés contre les spasmes et les chocs pouvant survenir à cette étape.
Pancha karma : cinq actions purifiantes
Vamana, la thérapie émétique
Voici la partie du panchakarma la plus éprouvante. La présence d’un thérapeute compétent est nécessaire pour prévenir d’éventuelles complications et s’assurer que le traitement est bien complété. Remarquez qu’elle ne dure qu’une ou deux heures sur un processus de plusieurs semaines. Chaque étape de ce traitement est conçu pour minimiser les désagréments au maximum.
Lorsque le corps est super-saturé de ghee, on effectue un dernier massage à l’huile, suivit d’une sudation. Le repas du soir précédant la thérapie émétique sera lourd, gras et consistant. Toutes ces manœuvres servent à aggraver le principe kapha de l’organisme, ce qui provoque une accumulation de déchets et de mucus dans l’estomac et la poitrine.
Vient ensuite le temps d’expulser du corps ce mucus et ces toxines que l’on a attirés vers le tractus digestif. En buvant quantité de lait et de décoction émétique, on provoque une série de vomissements, jusqu’à ce que la vésicule biliaire libère la bile et que le pylore séparant l’estomac du duodénum s’ouvre. La personne se voit flattée le dos de bas en haut pour favoriser la motion et est retenue par le front pour que le cou ne subisse pas de tension.
La présence de bile dans le liquide régurgité indique que le traitement est complété avec succès. Les meilleurs thérapeutes peuvent même identifier les drogues et les toxines ingérées par l’individu au cours de sa vie en regardant les couleurs de sa bile.
Suivra une période de repos bien méritée d’environ trois jours, agrémentée de quelques traitements relaxants et d’un retour à une nourriture un peu plus élaborée. Afin de préparer la suite, celle-ci sera progressivement assaisonnée d’épices légèrement piquantes…
Virechana, la purgation
Le foie et le duodénum sont encore chargés d’une partie des toxines récoltées aux quatre coins de l’organisme par l’oléation. Après avoir expulsé ces déchets vers le haut avec le vamana, le temps est venu de les expulser vers le bas par la purgation, une diarrhée induite.
Lentement mais sûrement, on stimule le principe pitta afin que son aggravation provoque, tout comme pour kapha, une accumulation des déchets dans le tractus digestif, cette fois dans le petit intestin et le duodénum.
Plusieurs formules médicinales peuvent servir à démarrer une purgation, sous forme de breuvage, d’huile ou de pâte. Celles-ci sont savamment conçues de manière à ce que la diarrhée soit sans aucune douleur, sans pourtant compromettre leur efficacité. Quoi qu’il en soit, on espère selon les cas 10 à 20 expulsions quelque temps après leur ingestion. Il est important de bien s’hydrater pendant ce temps.
Cette procédure ne dure habituellement qu’une journée : lorsque tout est sorti et que les selles ne sont plus qu’une belle eau claire et limpide, on consomme du petit-lait avec un peu de riz bouilli et le mouvement cessera aussitôt.
Encore une fois, quelques jours de repos sont recommandés pour récupérer, ainsi que certains traitements doux et calmants, comme les shirodhara où l’on fait couler un filet d’huile chaude sur le front, par exemple.

Nasya, le traitement nasal
La préparation au nasya consiste en un massage du visage où l’on applique un peu d’huile médicinale ainsi qu’une sudation à l’aide de vapeur chaude inspirée par le nez. On introduit ensuite un peu d’huile irritante dans les voix nasales, ce qui provoque des éternuements et une envie de cracher pour expulser le mucus contenu dans les sinus et faire circuler les fluides stagnants à la tête.
On répète généralement ce traitement au moins trois jours d’affilés, pour nettoyer en profondeur les sinus tout en éveillant l’intellect en dégageant les canaux subtils qui parsèment la tête et le cerveau. Une bonne partie de l’énergie (prana) provient de l’oxygène que l’on absorbe de l’air et ce soin améliore la qualité de la respiration.
Basti, énémas d’huile et de décoction
Il est enfin temps de s’occuper du principe vata et de son siège principal : le côlon. Les nombreuses applications d’huile lors du panchakarma ont déjà commencé à calmer vata, il ne reste plus qu’à l’équilibrer pour de bon, ce qui demande patience et expertise.
Les énémas consistent à administrer des substances médicinales liquides par voie rectale, dont la composition est adaptée aux besoins de chaque individu, naturellement. Les huiles et le ghee sont toujours employés en premier afin de protéger la muqueuse intestinale et de nourrir l’organisme : le taux d’absorption rectal est en effet 20 fois plus rapide qu’à l’oral. Cette procédure de protection est parfois négligée par les lavements intestinaux en occident, ce qui ouvre la porte à de nombreux effets secondaires et compromet l’efficacité des traitements.
Après deux énémas d’huile, l’intestin est bien protégé et l’on administre ensuite une formule à base de décoction. Celle-ci sera en partie absorbée, procurant à l’organisme le bénéfice des plantes médicinales qu’elle contient. La décoction contient un peu de sel de roche permettant de décoller le mucus accroché aux parois de l’intestin. Elle sert aussi à purifier le côlon de ses gaz et de ses toxines, bien que la plupart aient été évacuées lors du virechana.
On procède toujours à un énéma d’huile le lendemain d’une décoction, afin de soigner la muqueuse intestinale. Ces traitements prennent au plus une trentaine de minute à compléter et se poursuivent pendant au moins huit jours, mais il convient parfois de les prolonger lorsque le principe vata est difficile à équilibrer :
- yoga basti : 8 jours
- kala basti : 15 jours
- karma basti : 30 jours
Rasayana : la régénération
Quelques jours à la fin du panchakarma sont consacrés au traitement rasayana qui consiste à régénérer l’organisme. On recommande de bonnes doses de suppléments, en général délicieux, servant à nourrir le corps et à fortifier l’immunité. Des pâtes sucrées, remplies de plantes nutritives et toniques sont consommées par les participants du panchakarma plusieurs semaines après la fin du processus.
Il arrive que diverses sensations ou malaises émergent ou ressurgissent au fil des traitements, avant de s’estomper définitivement. Le panchakarma n’est pas toujours de tout repos, aussi le termine-t-on purifié, équilibré, mais également un peu fragilisés.
Ainsi, les jours suivant le panchakarma sont cruciaux pour maximiser ses effets bénéfiques : il convient alors de se reposer au maximum et d’éviter tout excès. C’est la période appelée parihara kala, soit un temps pour reprendre graduellement le rythme de vie normal.
Un bon thérapeute ne laisse pas son client partir sans des recommandations précises sur son mode de vie et sa diète, en fonction de ses tendances personnelles, de sa personnalité et de sa constitution. Un accompagnement psycho-émotif est aussi nécessaire tout au long du panchakarma et pour aborder sa vie avec une sérénité renouvelée. L’article Masques et traumas en ayurvéda aborde plus en détails cet aspect essentiel, pourtant souvent négligé.
Preuves scientifiques
Il est difficile de vérifier scientifiquement tous les bienfaits du panchakarma : une kyrielle de traitements doivent être évalués et les bénéfices encourus s’étalent sur toute une variété de paramètres. Qui plus est, les recherches cliniques sur les médecines naturelles disposent d’un financement infime en rapport à l’industrie pharmaceutique et à la médecine conventionnelle dont les méthodes correspondent mieux à la recherche en laboratoire, plus simple moins coûteuse.
Néanmoins, quelques centres de recherche ont pu conduire des études cliniques concluantes sur des traitements individuels et des pathologies précises, démontrant l’utilité des procédures du panchakarma pour une variété de maladies telles que l’arthrite rhumatoïdes, les ulcères gastriques, l’hémiplégie et même l’arthrose cervicale, pour ne nommer que ceux-là. Pour plus de détails, consultez entre autres le site du US National Library of Medicine et de One World Ayurveda. (2, 3)
L’ayurvéda, basé sur des milliers d’années d’expériences et de raffinements, explore les phénomènes biologiques sous un autre angle que la science moderne. Les raisonnements et les méthodes ayurvédiques sont riches de pistes d’explorations scientifiques possibles et mettent au défi nos connaissances des phénomènes biologiques. Nous pouvons également constater ses bénéfices remarquables par l’expérience personnelle, par les témoignages de nos prédécesseurs ainsi que par des études cliniques.
Pour en apprendre davantage sur les divers traitements ayurvédiques, procurez-vous notre formation :
(2) Ayurveda and Panchakarma: Measuring the Effects of a Holistic Health Intervention
(3) Is Ayurveda an Evidence-Based Science ?

Merci Jonathan, définitivement cet article attirera l’attention de bien des gens.
Je quitte ce week-end pour trois semaines en Inde avec un groupe organisé par Dhyana-Ananda d’où nous est offert un traitement Panchakarma.
Je tiens à participer à ce traitement malgré que le délai proposé (8 jrs) ne corresponde pas tout à fait à la description que tu en fait.
Bonjour
Merci pour cet article. Auriez-vous des recommandations pour effectuer un Panchakarma de qualité? Je suis de France mais je n’hésiterai pas à faire le voyage en Inde si l’établissement est sérieux…. Encore merci.
Je recommande pour le moment l’AVP à Coimbatore au Tamil Nadu ainsi qu’un centre vient d’ouvrir fin 2017 à Kovalam au Kérala : « Revolution Ayurveda » près de l’hôtel « God’s Own Villa ». Je m’occupe d’aider un collaborateur à choisir de bon médecins ayurvédiques là bas et je lui ai permit de récupérer le nom du mon site Internet en inversant l’ordre des mots : Revolution Ayurveda, en anglais. Le site Internet de ce centre est en construction.
Bonjour je rentre d’une cure de pancha car ma j’y étais 3semaines pour 2020 nous allons essayer d’organiser un voyage pour faire la cure de 15 jours à peu près ci cela vous intéresse je suis de France aussi Marseille
bonjour je m’interesse au panchakarma et souhaiterai en faire un. serait-il possible d’échanger sur ce sujet
Bonjour, prenez rendez-vous en consultation (voir l’onglet correspondant sur ayurvedarevolution.com) pour discuter d’un panchakarma personnalisé et/ou contactez le centre Revolution Ayurveda en Inde à Kovalam, revolutionayurveda.com bien que le site soit souvent en construction ces temps-ci.
Bonjour, j’aimerais effectuer une cure de 3 semaines . A quelle période ? Vos conseils avant de partir ?
Merci
Odile de Brest
J’imagine que vous parlez de 3 semaines en Inde, dans ce cas je suggère la saison de novembre à mars inclusivement pour le Sud de l’Inde ou alors mai-juin pour les Himalayas, histoire d’avoir un climat propice aux traitements. Je réfère les gens au centre « Revolution Ayurveda » situé à Kovalam près de Trivandrum la capitale du Kérala (revolutionayurveda.com / revolutionayurveda1@gmail.com). N’oubliez pas que 20 jours c’est insuffisant pour un panchakarma alors on devra vous proposer un aure programme sur mesure. Avant de partir ? Tentez de faire une partie du travail et de vous tenir le plus en santé possible (alimentation, activité physique). Bon voyage !
bonjour, peut on partir sans parler l’anglais ? ou tres peu .je souhaiterai faire une cure panchakarma en trois semaines ou si trop court … l’equivalent.
pouvez vous me dire comment me renseigner et ne pas tomber dans un piege a touristes ?
merci.
Bonjour ! Parler très peu l’anglais rend la chose très possible si on est prêt à l’apprendre un peu plus en chemin… De toute manière les indiens ont un anglais souvent approximatif et ils utilisent des mots simples. Pour un bon panchakarma l’article en soi sert à démontrer ce que doit comprendre un vrai panchakarma mais c’est bien sûr difficile à dénicher. Je recommande personnellement le centre Revolution Ayurveda à Kovalam (voir revolutionayurveda.com / contacter Sharat au courriel revolutionayurveda1@gmail.com). Comme le nom le dit c’est un centre que j’ai eu la chance de superviser et collaborer et c’est justement pour re-créer les conditions du panchakarma génial que j’avais reçu dans une clinique qui n’existe plus… Sinon il y a aussi le centre AVP à Coimbatore qui ont un centre pour thérapies sérieuses avec des Dr. très compétents.
Bonjour,
J’ai 60 ans avec des problèmes de santé: syndrome du côlon irritable, pré- diabète, reflux et crise oesophagienne sévère et un surpoids de 30 à 40 kilos. J’ai également fait une ischémie cérébrale transitoire, voici 13 ans déjà… Je suis à l’aube du meilleur de ma vie et je suis à la « re-traiter » pour en profiter au maximum. Je me questionne sur la faisabilité d’un « ressourcement » ayurvédien. J’envisagerais même la totale s’il s’avère que cela m’est possible et aussi accessible.
Bonjour, bien sûr qu’une cure ayurvédique intensive peut grandement vous aider car ces problématiques sont toutes réversibles à mon avis, à condition que votre quotidien soit en mesure de soutenir et maintenir cette progression à long terme. Je peux recommander sans hésitation le centre « Revolution Ayurveda » à Kovalam et son directeur Sharat R. Prasad : revolutionayurveda.com / revolutionayurveda1@gmail.com. Aussi, je peux aider à concevoir un plan d’action long terme : voir la page « consultation » de ce site.
bonjour
cette pratique peut-elle se faire en France ? si oui, ou ?
dans l’attente merci d’avance pour votre réponse
carole leribler
Je ne crois pas non, il est même difficile de trouver un thérapeute ayurvédique de haut niveau en « médecine interne » comme le métier de l’herboristerie presque éteint en France. Le contexte légal ne favorise pas l’apprentissage des plantes médicinale et la pratique de ce métier, ce qui a un impact sur l’ayurvéda qui fonctionne beaucoup avec les plantes médicinales. Au centre Espace Ayurvéda à Montréal, nous recevons des demandes de toute la francophonie pour nos services car nous sommes pratiquement les seuls à faire ce que nous faisons dans la francophonie mondiale. Pourtant, nous ne pouvons pas encore faire de panchakarma à Montréal pour des raisons de coût prohibitifs, d’approvisionnement et de cadre légal. L’Inde est pour le moment le meilleur endroit ou retrouver ce soin.
Bonsoir
Je souhaiterais effectuer une cure en début d’année 2020.
Jai été atteinte d’un cancer du pancréas en mai 2018 et après chimio et chirurgie je suis en rémission complète depuis mars 2019. Je souhaite purifier mon organisme de tous les chimies Accumulées.
Cette cure est elle adaptée à ma pathologie passée ?
Si oui, faut il transmettre son dossier médical afin de prendre en compte les chamboulements physiques qu’ont subi mes organes lors de la chirurgie ( ablation vésicule, cholédoque, tête du pancréas inséré dans la queue de l’estomac) ?
Merci par avance pour votre retour.
Rachida de Paris
Bonjour, oui le panchakarma s’applique tout à fait à quelqu’un comme vous. Il est utile de connaître les grandes lignes du dossier médical et vous devez être évaluée en détails avant de plonger dans ce soin. Je recommende le centre Revolution Ayurveda (!) à Kovalam (www.revolutionayurveda.com / revolutionayurveda1@gmail.com) pour cela ou alors l’AVP de Coimbatore. Je demeure disponible pour consultations à distance au centre Espace Ayurvéda de Montréal (info@espaceayurveda.ca). Bonnes recherches et bons soins !