
Le cancer, fléau des temps modernes
Le cancer est aujourd’hui l’une des principales causes de décès parmi les sociétés modernes dites « prospères et avancées », atteignant une multitude d’individus de tous âges, si bien que plus de 43% des citoyens du Canada recevront un diagnostic de cancer au cours de leur vie. C’est ce qu’affirme le rapport intitulé Statistiques canadiennes sur le cancer 2021, publié le 3 novembre 2021, qui ajoute que le cancer est devenu la cause principale de décès au Canada, représentant le quart des causes de mortalité. À travers le monde, près de 10 millions de personnes sont décédées du cancer en 2020, selon l’OMS.
Pour faire face à cette situation regrettable, l’ayurvéda nous convie à prendre conscience de l’ensemble du portrait et à agir de manière holistique, tenant compte d’une multitude de facteurs tels que la qualité de l’alimentation, le milieu de vie, le niveau de stress et la qualité du sommeil. À ces piliers fondamentaux, l’ayurvéda ajoute aussi des préparations thérapeutiques à base de plantes et de minéraux, ainsi que des soins adaptés pour désintoxiquer l’organisme, selon les besoins et capacités de chacun. Un protocole ayurvédique qui se respecte est élaboré en fonction de la nature profonde (prakriti) du bénéficiaire et selon la situation du moment (vikriti).
Arbuda : le cancer, selon l’ayurvéda
Le cancer est connu de longue date en ayurvéda, sous l’appellation « arbuda ». On peut lire une explication générale sur ce type de maladie dans le Madhava Nidanam, un texte ayurvédique classique du 7e siècle de notre ère, qui aborde une à une la majorité des pathologies identifiées en ayurvéda. On retrouve arbuda parmi les pathologies telles que les kystes (granthi), le goitre (galaganda), les chaînes de ganglions inflammés (gandamala) et les tumeurs bénignes que la médecine cherche effectivement à distinguer des tumeurs malignes (arbuda), correspondantes au cancer.
Le Madhava Nidanam raconte la genèse d’arbuda comme suit : les doshas s’aggravent, envahissent les muscles et le sang, produisent dans les tissus musculaires (mamsa dhatu) des tumeurs rondes, grosses, inamovibles, profondément enfouies, qui grossissent lentement, quelque peu douloureuses, non-suppurantes.
En ayurvéda, tout comme en médecine conventionnelle moderne, le cancer est caractérisé selon le lieu où il s’est développé initialement, par exemple à la gorge (galarbuda), à la tête ou au cerveau (sirarbuda), dans la bouche (mukharbuda), aux oreilles (karnarbuda) et ainsi de suite.
Les symptômes varient énormément selon la localisation de la maladie et selon la manière dont elle s’est développée au départ : à partir de déséquilibres principalement vata, pitta ou kapha ou via une dégradation de la santé des tissus sanguins, musculaires, lymphatiques ou adipeux (rakta, mamsa ou meda dhatu). Les médecins ayurvédiques d’autrefois retrouvaient généralement la formation des tumeurs dans ces tissus, où elles apparaissent plus clairement.
D’autre part, il est précisé dans le Madhava Nidanam que les récidives de cancer (dvirarbuda, signifiant « deuxième cancer ») sont très difficiles à soigner. Notre expérience moderne concorde ici aussi car les métastases et récidives du cancer se révèlent bien souvent mortelles.
En médecine ayurvédique, la vision holistique de cette maladie, nommée arbuda ou asadhya vrana, tient compte d’une variété de paramètres pour instaurer des conditions de vie optimales pour les personnes qui en souffrent.
Les causes du cancer
Au Royaume-Uni, une étude révèle que 34% des cancers sont liés à des habitudes de vie faciles à modifier. Chez les hommes, les habitudes de vie les plus dommageables sont : le tabac (en cause pour 23% des cancers), le manque de fruits et légumes (6,1%), l’environnement de travail (4,9%), l’alcool (4,6%), le surplus de poids (4,1%) et la surexposition au soleil (3,5%).
Chez les femmes, les statistiques des habitudes les plus néfastes sont : le tabac (15,6%), le surplus de poids (6,9%), les infections (3,7%), la surexposition au soleil (3,6%), le manque de fruits et légumes (3,4%) et l’alcool (3,3%).
S’ajoute à cela de nombreux facteurs cancérigènes additionnels « modernes » et encore trop peu connus, tels que :
- Stress prolongé et fatigue constante (épuisement des glandes surrénales)
- Pesticides, insecticides et résidus de plastiques retrouvés dans la nourriture
- Hormones et médicaments contenus dans la viande
- Métaux lourds (vaccins, des gaz d’échappement, poissons carnivores)
- Ondes en tout genre : micro-ondes, cellulaires, Wi-Fi, radiothérapie, photocopieuses
- Autres : vernis à ongle, peintures, vinyle, médicaments dans l’eau potable, etc.
Lorsque la génétique joue contre nous, il est tout de même possible de modifier des expressions de gènes problématiques, selon les principes de l’épigénétique. C’est-à-dire que l’on peut contourner la plupart des faiblesses génétiques, pourvu qu’on adopte un mode de vie et une alimentation idéale, tout en éprouvant une sérénité durable. Puisqu’il s’agit d’un défi considérable, les plantes et substances médicinales ont toujours complété le menu de nos ancêtres en quête de bien-être et de longévité.
Approches thérapeutiques suggérées en ayurvéda
Soulignons que l’ayurvéda met davantage l’emphase sur les soins apportés à la personne dans son ensemble, en plus d’entreprendre des actions destinées à contre-carrer les déséquilibres eux-mêmes. L’ayurvéda considère qu’une variété de causes sont possibles pour expliquer l’émergence du cancer, arbuda, ce qui nous renvoie à la conception de plans de traitements holistiques personnalisés, qui découlent d’une enquête préalable sur le mode de vie, l’alimentation et la réalité vécue par la personne atteinte de la maladie, avant de pouvoir se prononcer sur les meilleures voies à suivre.
Entre autres facteurs, la santé psychologique et émotive de la personne sont capitales : idéalement, le cancer devient un moteur d’évolution personnelle et la guérison va de pair avec les prises de conscience appropriées. Selon la métaphysique Samkhya, qui forme les bases de la pensée conceptuelle ayurvédique, l’individu est une âme incarnée dans la matière, ce qui suggère que l’identité de chaque personne, incluant ses pensées et ses sensations, ont une influence primordiale sur la santé du corps physique.
L’ensemble des aspects physiques sont aussi considérés avec soin : la nourriture doit être d’excellente qualité, fraîche et biologique, servie en petits repas équilibrés et hautement nutritifs. L’environnement doit également être assaini au maximum de tout stress, de toute source de toxines ou quelconque agent perturbateur. Ensuite, il faut également élaborer, à l’aide d’un professionnel spécialisé dans les plantes et autres substances médicinales, un protocole adéquat selon la situation. Une expertise au sujet des interactions entre la médecine naturelle et la médecine pharmaceutique est souvent nécessaire.
Lorsque l’on conçoit un plan d’action selon les principes ayurvédique, l’accent est mis davantage sur le long terme, sur la fortification du système immunitaire avec l’emploi de pâtes médicinales, de confitures médicinales et de bhasmas, cles cendres médicinales issues de l’alchimie ayurvédique évoquée dans les rasa shastras. Les tumeurs elles-mêmes sont aussi directement abordées via les formulations médicinales ayurvédiques, mais en faisant appel au rétablissement du système immunitaire pour contribuer aux effets antitumoraux.
En partie, l’ayurvéda aborde les tumeurs cancéreuses comme des kystes bénins, tout en recherchant des effets antitumoraux, comme on peut le constater dans les recettes de la pharmacopée ayurvédique, où l’on découvre des plantes relativement efficaces en ce sens, selon les recherches préliminaires à leur sujet. (2)
Précisons ici : bien que l’ayurvéda puisse démontrer des résultats intéressants pour soigner le cancer, même dans les conditions idéales, avec les produits naturels les plus performants, la « cure pour le cancer » n’est pas connue des instances ayurvédiques et l’ayurvéda classique n’offre aucune réponse définitive à ce sujet.
Une ouverture aux approches médicinales modernes permet à chaque personne de déterminer pour elle-même, au « cas par cas », selon sa situation et ses valeurs, la meilleure voie à suivre, combinant autant que possible les forces de toutes les ressources disponibles et pertinentes.
Améliorer sa vie de manière holistique
S’il y a un problème de santé qui nécessite des soins holistiques, c’est bien le cancer. L’aspect héréditaire qui nous rend prédisposés génétiquement à développer une forme de cancer ou une autre nous renvoie aux dimensions intergénérationnelles de la maladie. Le vécu de la personne et ses défis psycho-émotifs doivent impérativement être abordés, de même que la signification du cancer et son impact sur les aspects subtils de la personne.
Selon notre perspective, on ne devient pas soudainement malade du cancer, on développe éventuellement un cancer, lorsque l’on est trop longuement déséquilibré, parfois d’une manière qui échappe à notre conscience.
Autant que possible, tout changement nécessaire au bien-être de la personne doit être entrepris, que ce soit un déménagement, un changement de carrière, une rupture amoureuse ou toute autre réévaluation des priorités nécessaires à l’harmonie de la personne.
L’alimentation pour prévenir et faire face au cancer
En ayurvéda, il n’y a pas forcément de recommandations alimentaires spécifiques face à telle ou telle pathologie. Il s’agit plutôt de maintenir l’équilibre alimentaire et d’adapter sa nourriture selon les besoins personnels de la personne atteinte du cancer. Cet affinement demande un apprentissage des notions en alimentation ayurvédique, car énoncer des directives pertinentes à ce sujet découle d’une connaissance approfondie du sujet ainsi que de l’historique de la personne concernée. Pour apprendre à maîtriser ces notions, nous vous invitons à consulter nos articles publiés sous la rubrique « alimentation » ainsi que suivre notre formation sur l’alimentation ayurvédique.
Puisqu’ayurvéda signifie littéralement « science de la vie », nous devrions demeurer en quête de nouvelles connaissances et y incorporer certains concepts issus des sciences nutritionnelles et médicales modernes. Par exemple, les connaissances modernes nous incitent à consommer une alimentation peu acidifiante, exempte de toxines et de pesticides. Cela permet de minimiser autant que possible l’inflammation et les toxines métaboliques, appelées ama en ayurvéda, un facteur important de risque et d’aggravation pour les personnes qui souffrent de cancer, selon les théories ayurvédiques.
Dans le même ordre d’idée, nous savons maintenant que les aliments riches en antioxydants peuvent contribuer à diminuer la toxicité en fournissant au foie les ingrédients nécessaires pour neutraliser et éliminer les substances devant être évacuées de l’organisme. Les antioxydants sont donc importants pour répondre à l’énorme stress oxydatif que les cellules cancéreuses imposent à l’organisme aussi bien que celui créé par la toxicité des traitements. Les superaliments comme l’ail, le bleuet ou le citron sont préconisés à cet effet, tout comme la majorité des fruits et légumes frais, en particulier les légumes verts feuillus et les petits fruits.
Par ailleurs, selon les recherches nutritionnelles récentes sur le cancer, les céréales et légumineuses combinées ont un effet immunostimulant qui inhibe la reproduction des cellules cancéreuses, dû à une combinaison de fibres et d’une forme de vitamine B (Ip6). Quant aux sources de gras, on suggère d’introduire des sources d’acides gras essentiels (AGE), issus de la noix de Grenoble ou de cèdre, des poissons, de la graine de lin, de l’avocat ou du sésame. Alors que les recherches du Dr. Otto Warburg concluaient que les cellules qui manquent d’oxygène peuvent devenir cancéreuses, les AGE augmentent la disponibilité de l’oxygène au niveau cellulaire. (3)

En ayurvéda, on met de l’avant le concept d’alimentation dite « régénératrice » ou rasayana, dont les principes vont dans le sens d’une alimentation à haute valeur qualitative, riche en antioxydant, vitamines et minéraux alcalinisants. Les légumineuses, notamment les haricots mungo (fèves mung), font partie de ces aliments rasayana. Rappelons que les populations ayant le moins d’incidence de cancer ainsi qu’une espérance de vie supérieure aux pays les plus avancés, les habitants des fameuses « zones bleues », mangent pratiquement tous de bonnes quantités de légumineuses au quotidien.
Enfin, le jeûne est aussi un outil puissant pour lutter contre le cancer, permettant à l’organisme de maximiser la disponibilité des enzymes pour dégrader les cellules cancéreuses, donnant aussi un coup de fouet au phénomène d’autophagie, où les globules blancs phagocytent les déchets et les cellules anormales. Pourvu que la personne concernée ait suffisamment de force vitale et de poids corporel pour effectuer un jeûne, des périodes de trois jours sont recommandées en ayurvéda et la science valide que plusieurs phénomènes se produisent à la conclusion de cette période.
Les jeûnes prolongés ne sont pas recommandés d’emblée : une évaluation plus poussée de la situation est alors nécessaire. Les monodiètes peuvent aussi être mises à profit en cas de cancer, notamment avec le raisin et son fameux resvératrol qui fait l’objet de nombreuses recherches. Le très vaste sujet des cures, monodiètes et jeûne est développé dans notre formation sur la désintoxication selon l’ayurvéda.
Au-delà de l’alimentation et du mode de vie
En plus d’aborder l’alimentation, le mode de vie en général, les sources de stress et la santé psycho-émotive des personnes atteintes de cancer, l’ayurvéda propose aux personnes atteintes de cancer une variété de substances médicinales, combinées de manière à supporter l’organisme de plusieurs manières.
Nous conseillons fortement de consulter un.e spécialiste en la matière et d’aviser son médecin avant toute chose plutôt que de choisir soi-même telle ou telle substance naturelle, à plus forte raison lorsqu’il s’agit de combiner des soins naturels à une médication prescrite. Cela dit, nous pouvons néanmoins résumer ici les effets thérapeutiques recherchés pour supporter les personnes souffrant d’arbuda en ayurvéda, afin de mieux comprendre ce que l’on cherche à accomplir avec la supplémentation naturelle.
1) Effet antitumoral : Certaines substances contribuent aux efforts de l’organisme pour éliminer les cellules cancéreuses. Citons ici le champignon chaga (Inonotus obliquus) et le piptoporus (Piptoporus betulini), concentré en acide bétulinique, ou alors des plantes telles que le pao pereira (Geissospermum vellosii) et le chaparral (Larrea tridentata).
En ayurvéda, on utilise aussi des formules qui incorporent des cendres médicinales, les bhasmas, tels que hira bhasma, composé de diamant et réputé avoir une bonne capacité antitumorale, selon les témoignages véhiculés suite à son usage en Inde.
Les suppléments d’enzymes, comme la broméline, sont potentiellement pertinents pour supporter l’organisme dans la dégradation des cellules mortes et autres déchets. Enfin, les cataplasmes (lepas en ayurvéda) ont aussi un effet extirpant utile pour dégager la matière accumulée et faire de l’espace afin que les globules blancs ainsi que les enzymes de l’organisme puissent se frayer un chemin parmi les tissus cancéreux. On utilise ici de l’argile, des feuilles de chou écrasées et légèrement bouillies, ou même de la pomme de terre râpée.
2) Effet tonique immunitaire et immunomodulateur : Au final, si une personne doit guérir du cancer et demeurer en santé par la suite, le système immunitaire doit tôt ou tard prendre le relais, afin de tenir les cellules cancéreuses à distance. Pour le soutenir et le moduler, espérant qu’il améliore son comportement et s’attaque efficacement aux cellules cancéreuses, on supporte le système immunitaire à l’aide de substances traditionnellement utilisées comme toniques immunitaires et immunomodulateurs.
En Occident, on retrouve des molécules oligométriques de cuivre, d’argent et d’or pour faire office de cendres d’or (svarna bhasmas) tel que recommandé en ayurvéda à la suite d’un cancer pour consolider le système immunitaire. Par ailleurs, des plantes médicinales telles que le codonopsis (Codonopsis pilosula), le guduchi (Tinospora cordifolia) et l’astragale (Astragalus membranaceus) peuvent servir ici.
De plus, les plantes adaptogènes en général soutiennent également le système immunitaire, surtout si la personne concernée éprouve une fatigue envahissante et du surmenage. On pense ici à l’ashwagandha (Withania somnifera), à la réglisse (Glycyrrhiza glabra), au schisandra (Schisandra chinensis) ou encore au shilajit (Asphaltum bitumens). Rappelons encore une fois que des conseils professionnels en soins naturels ayurvédiques sont de mise pour éviter les effets indésirables ou les interactions avec la médication.
En ayurvéda, pour soutenir le système immunitaire, on recommande généralement la pâte chyawanprash ou autres pâtes dites rasayana, aux effets adaptogène, tonique immunitaire et nutritif, riche en antioxydant. En particulier, la pâte drakshadi lehyam est préconisée, notamment pour son contenu en resvératrol, provenant du raisin qui le compose en bonne partie.
3) Désintoxiquant (tonique reins et foie) : Désintoxiquer l’organisme est aussi une priorité, pour maintenir le pH idéal dans tous les tissus et expulser les déchets additionnels produits par les cellules cancéreuses et par leur débris, une fois détruites. Pour ce faire, on commence par soutenir les organes qui accomplissent déjà cette tâche dans l’organisme, soit les reins et le foie.
Des plantes douces telles que l’ortie (Urtica dioica), la calendule (Calendula officinalis), le raisin des montagne (Berberis aquifolium), le sureau (Sambucus nigra) ou le pissenlit (Taraxacum officinalis) sont employées ici. Certaines plantes protègent aussi le foie contre la toxicité de la chimiothérapie, telles que l’andrographis (Andrographis paniculata) ou le chardon-marie (Sylibum marianum), mais elles ne doivent pas être prise en concomitance avec la médication sans une expertise précise en la matière.
4) Désintoxiquant (tonique lymphe et altératives) : Une fois les organes qui filtrent le sang bien tonifiés, on s’assure que l’élimination se passe bien, que les selles sont évacuées au quotidien. Ensuite, on introduit des plantes toniques pour la lymphe et altératives, utiles pour nettoyer les tissus et déloger les toxines profondément enfouies, surtout lorsque les ganglions lymphatiques sont touchés par la maladie. Leur usage peut ajouter aux défis des organes d’élimination, il faut donc doser selon la situation.
Les tanins astringents (associés à la saveur astringente, kashaya rasa) sont aussi utiles pour « récurer » et nettoyer les tissus. Pour combiner ces effets, on fait appel à des plantes telles que le sariva (Hemidismus indica), le gotu kola (Centella asiatica), la scrophulaire (Scrofularia nodosa) ou le gaillet (Gallium aparine). En ayurvéda, on emploie également des cendres de corail (pravala bhasma).
5) Antioxydant : Pour combattre le cancer, l’organisme doit fournir une bonne quantité d’antioxydants, que l’on peut d’ordinaire obtenir dans la nourriture tel que mentionné ci-haut, mais il aussi pertinent d’en rajouter un peu parmi les suppléments, privilégiant des plantes médicinales ou des substances spécifiques ayant démontré des capacités bénéfiques en cas de cancer, par exemple l’amla (Emblica officinalis), le citron (Citrus limon), le curcuma (Curcuma longa), ainsi que la co-enzyme Q10 ou le resvératrol.
6) Régulateurs hormonaux : Dans le cas de personnes atteintes d’un cancer dit « hormono-dépendant », le rétablissement de l’équilibre hormonal devient une priorité et l’on fait parfois appel à des plantes qui aident à régulariser ce système comme le vitex (Vitex agnus-castus), la pivoine blanche (Paeonia lactiflora) ou le shatavari (Asparagus racemosus). Certaines plantes régulatrices hormonales contiennent des quantités modérées de phyto-œstrogènes qui, en concentration voulue, ont un effet modérateur sur la stimulation des cellules par les œstrogènes. (4)
7) Radio-protecteur : Les personnes qui devront subir des traitements de radiothérapie peuvent théoriquement se servir de certaines plantes spécifiques pour les protéger partiellement contre les effets secondaires des radiations, lorsqu’elles sont prises en prévention au moins quelques semaines avant les traitements. On pense au basilic sacré (Ocimum sanctum), au chaparral (Larrea tridentata) et au reishi (Ganoderma lucidum). Il est fort improbable qu’un de traitement de radiothérapie puisse être atténué par la prise de ces substances, en revanche leur efficacité en matière de protection reste à démontrer et à mesurer.
En conclusion
Face à une cause de mortalité aussi importante que le cancer, nous proposons d’incorporer le savoir traditionnel de l’humanité à nos recherches de pistes de solutions. Alors que des « zones bleues » aux moeurs ancestraux nous dépassent largement en espérance de vie un peu partout sur la planète, avec une incidence minimale de cancer, nous croyons que l’intégration des bienfaits de la modernité, combiné au savoir-faire du passé, peut engendrer une réalité sociale plus humaine, centré sur les personnes et soucieuse de leur santé globale, réduisant ainsi, on l’espère, l’incidence de maladies telles que le cancer. (5)
Pour en apprendre davantage sur ce sujet, suivez notre formation :
(2) atreya.com/ayurveda/A-Vision-of-Cancer-From-an.html
(3) Lance, P. Savants maudits, chercheurs exclus. Paris : G. Trédaniel, 2003. 359 p. ISBN 9782844454577.
(4) Romm, A. Botanical Medicine for Women’s Health. Londres : Churchill Livingstone, 2009. 720 p. ISBN 9780443072772.
(5) Brook, S. Mon docteur indien. [En ligne]. Arte France, 2013. [youtube.com/watch?v=lT8wJCjzBz0]

Je suis vraiment indécise quant à l’utilisation du shilajit pour potentiellement diminuer les risques de cancer du sein. Quel est votre avis sur le sujet ?
À notre avis, le shilajit ne diminue pas, de manière directe et significative, les risques de cancer du sein. En revanche, il contribue à la santé générale, ce qui, en quelque part, doit contribuer à diminuer l’incidence de la maladie, d’une manière cependant indirecte et « incalculable ».
Merci de votre retour ! rapide et concis