
Vers la saison froide…
L’arrivée des premiers jours frisquets est souvent plus éprouvante encore que la saison froide elle-même car nous ne faisons pas suffisamment attention à préserver notre chaleur. Nous résistons à l’idée de recommencer à chauffer notre maison et tolérons une température bien plus froide en automne qu’en pleine saison hivernale ! Comment pouvons-nous nous préparer à l’hiver de manière efficace, à l’aide de moyens naturels à notre portée ?
Pour notre confort, lors du passage vers la saison froide, il importe de se garder bien au chaud, sans attendre que les grands froids nous y contraignent. D’un autre côté, il est bon de s’exposer aux éléments pour permettre au corps de bâtir sa résistance et de s’adapter aux changements du climat.
Ce sont surtout les doshas vata et kapha qui sont affectés par les changements de saison automnals. Le froid déséquilibre ces doshas, exacerbant aussi la sécheresse de vata. De plus, vata est affecté par toute variation climatique, ainsi que par la diminution de la luminosité. Enfin, le ralentissement des activités et la fatigue potentiellement accumulée pendant la saison estivale plomberont le dosha kapha.
En somme, pour bien négocier le virage vers la saison froide, l’idéal est de surveiller son thermomètre intérieur, de sortir dehors suffisamment habillé pour bouger et profiter du soleil, avant de se réconforter par la chaleur de notre foyer, le moment venu de se reposer.
Besoin de lumière !
Nous sommes tous grandement influencés par la lumière du soleil mais certaines personnes sont plus sensibles que d’autres à la baisse de luminosité qui précède et accompagne la saison hivernale.
La lumière du jour accroît notre production de sérotonine, un neurotransmetteur qui régularise le cycle circadien et favorise la bonne humeur. Une fois la nuit tombée, l’obscurité enclenche la synthèse de la mélatonine dans le cerveau à partir de la sérotonine produite sous l’influence de la lumière.
L’idéal pour améliorer son sort est de veiller à sortir dehors le jour au soleil, même si les nuages obscurcissent la lumière, les rayons de notre astre solaire nous atteignent toujours. Si cette méthode la plus naturelle et efficace qui soit n’est pas suffisante ou que notre mode de vie ne nous permet pas de sortir le jour, il y a certains moyens de palier au manque de lumière.
Luminothérapie : il est possible de se procurer une lampe pour diffuser de la lumière proche du spectre solaire. Une ou deux séances de 20 à 30 minutes auront un impact significatif. On utilise ce type de thérapie en psychiatrie pour traiter la dépression et l’insomnie.
Lumière et alimentation
La sérotonine étant fabriquée à partir de l’acide aminé tryptophane et de la vitamine B6, une diète riche en ces nutriments peut contribuer à stabiliser le cycle circadien et à contrer la baisse de sérotonine associée au raccourcissement des jours.
Aliments riches en tryptophane :
- Pamplemousse
- Banane
- Dattes
- Figues
- Beurres de noix
- Riz et grains entiers
- Lait et yogourt
- Thon
- Dinde
Aliments riches en vitamine B6 :
- Banane
- Pomme de terre
- Chou
- Noix, graines de tournesol
- Lentilles, haricots blancs, fèves de soja
- Germe de blé
- Levure
- Saumon
- Viande, volaille, abats, foie
Vision ayurvédique : remarquez que ces aliments sont principalement de saveur douce, sucrée, ce qui tend à pacifier vata, le principe ayurvédique qui domine le système nerveux. En revanche, par temps froid, la modération est de mise, car la saveur douce/sucrée est lourde et froide, ce qui tend à déséquilibrer kapha par ailleurs, augmentant la production de mucus et ralentissant le métabolisme. Accompagnez-les d’épices pour équilibrer leurs propriétés et mieux tempérer vata et kapha.
L’herboristerie à la rescousse
les plantes médicinales peuvent aussi grandement nous aider à vaincre la dépression saisonnière et compenser la perte de luminosité. Elles sont prises sur une base quotidienne sous forme de tisanes, d’extraits liquides ou de capsules.

Millepertuis : c’est la championne en titre pour lutter contre la dépression saisonnière, Hypericum perforatum, qui agit comme antidépresseur. L’herbe de la Saint-Jean, comme elle se surnomme, nous rend plus sensible à la lumière et améliore significativement l’humeur. Il faut cependant prendre garde à ne pas la combiner à des médicaments qui agissent sur le cerveau ou aux contraceptifs oraux – elle interagit avec les premiers et désactive les seconds.
Mélisse : appelée en latin Melissa officinalis, cette plante de la même famille que la menthe figure parmi les fines herbes fantastiques à cultiver chez soi. Son goût citronné révèle la présence de citronellal, une huile essentielle qui agit légèrement sur le système limbique du cerveau pour favoriser la joie. Progressivement, la mélisse calme et fortifie le système nerveux lorsque consommée régulièrement.
Astragale : On utilise la racine de l’astragale Astragalus membranaceus, pour améliorer la capacité de l’organisme à générer de la chaleur, tout en fortifiant l’énergie vitale et l’immunité. Il convient de cesser l’usage de l’astragale si toutefois une infection parvient à s’installer. Pour en connaître davantage sur cette plante fantastique pour se préparer à l’hiver, consultez notre article à son sujet.
Conserver sa chaleur
Il y a trois aspects à considérer pour s’assurer de bien tolérer le froid :
- La production de chaleur
- La circulation sanguine
- L’énergie vitale
L’ayurvéda utilise la saveur piquante pour activer le métabolisme et ainsi accroître la production de chaleur chez les personnes qui en génèrent peu. Il s’agit d’incorporer dans son alimentation ou sous forme de supplément des plantes telles que le gingembre, le poivre, le raifort, la muscade et la cannelle par exemple.
Plus les plats seront relevés de saveurs prononcées, plus le métabolisme sera activé alors qu’à l’inverse, trop de nourriture douce et calorique aura tendance à le ralentir. De plus, de grosses portions demandent beaucoup d’énergie pour être digérées et monopolisent aussi le sang dans le système digestif.
Les possibilités de réchauffer son alimentation abondent : des radis et des pousses de moutarde dans la salade, du poivre sur les œufs, de la cannelle sur le pouding, du raifort avec la viande, du gingembre frais dans le smoothie du matin et ainsi de suite.
L’ayurvéda nous enseigne que les personnes de nature vata et/ou kapha sont moins tolérantes au froid. Le froid gagne surtout les individus vata lorsqu’ils épuisent leur énergie vitale plus fragile tandis que les individus kapha souffrent davantage d’une pauvre circulation.
Les huiles végétales contribuent aussi à réchauffer l’organisme, tout en combattant l’assèchement qui accompagne le froid et le chauffage de nos véhicules et habitations, ce qui tempère grandement vata. Pour ce faire, l’ayurvéda préconise de consommer une cuillère d’huile de lin ou de sésame (non-grillée), à jeun, au levé et au coucher. L’huile de lin est réputée plus réchauffante que l’huile de sésame et l’on dose entre une cuillère à café ou à soupe, au besoin.
Stimuler la circulation
Certaines plantes et aliments réchauffants stimulent rapidement et directement la circulation sanguine, permettant de réchauffer les extrémités comme le romarin, le ginkgo, la cayenne, le frêne épineux et l’angélique. Quelques pincées de cayenne dans la nourriture ou une tisane auront un effet instantané et permettront de reprendre le dessus lorsque le froid nous gagne.
Dans bien des cas, c’est la quantité et la santé des vaisseaux sanguins microscopiques qui font défaut pour nous réchauffer le bout des doigts et des pieds. Si les stimulants circulatoires ne font pas suffisamment effet, il faudra songer à fortifier ces artérioles et favoriser leur prolifération.
Pour ce faire, nous faisons appel aux flavonoïdes et à la rutine qui maintiennent la santé et l’élasticité des vaisseaux sanguins. Les petits fruits, le citron et l’avoine sont riches en flavonoïdes, ainsi que les feuilles de petits fruits telles que le framboisier, le mûrier et le bleuet.
Parmi les plantes médicinales, l’aubépine, l’achillée millefeuille, l’églantier et le gotu kola entretiennent le système vasculaire. Les extraits liquides et les capsules peuvent nous aider à maintenir une régularité dans ce traitement, parallèlement aux tisanes et aux fruits que nous devons ingérer.
Pour avoir un impact sur la santé vasculaire, il faut consommer de ces substances tous les jours pendant des mois, le temps de réparer ou de construire de nouvelles artérioles. En externe, on peut aussi appliquer une huile ou une crème infusée de plantes telles que l’hamamélis ou le marronnier d’Inde pour appuyer ce traitement. Soyez réguliers et patients, les résultats viendront peu à peu et seront durables.
Énergie vitale et adaptogènes
Enfin, si notre énergie vitale est à plat, nous ne pourrons pas fournir suffisamment d’énergie pour alimenter notre feu intérieur, notre métabolisme. C’est un peu comme avoir des réserves insuffisantes de bois de chauffage pour alimenter son foyer : même si le feu est intense, il ne pourra pas durer.
Lorsque la fatigue et l’épuisement nous gagne, nous pouvons sentir le froid pénétrer en nous et affecter notre santé alors que le système immunitaire baisse la garde. Le sommeil et le repos sont des éléments clés qui nous font trop souvent défaut : il faut alors se rabattre sur des plantes médicinales dites adaptogènes pour compenser la fatigue.
Parmi les plantes adaptogènes nous retrouvons : l’ashwagandha, l’astragale, l’avoine, le ginseng canadien ou sibérien, l’ortie, le rhodiola, et le shatavari. Ces plantes augmentent notre résistance au stress, donc au froid, à la fatigue et au manque de lumière.
Pour maintenir une bonne énergie vitale, et ainsi une bonne immunité, il faut consommer une nourriture de qualité, concentrée en nutriments et biologique. Cependant, il arrive que nous mangions bien mais que l’absorption ne soit pas au rendez-vous : c’est souvent le cas en occident ou les problèmes d’excès sont plus fréquents que les carences. C’est donc la santé digestive et intestinale qu’il faut rétablir pour bien assimiler la nourriture, ce qui fera l’objet d’un article en soi tellement le sujet est crucial et qu’il y a de nombreux facteurs à considérer.
Voilà pourquoi on préconise une certaine détoxication en ayurvéda avant de se concentrer sur l’aspect nutritif. Cette détoxication peut prendre plusieurs formes : jeûne partiel, cure sans sucre, nettoyage du foie et des reins… encore une fois un sujet en soi qui mérite quelques recherches ou une consultation professionnelle pour faire un choix éclairé.
Une fois le ménage bien amorcé, l’organisme pourra assimiler plus facilement les nutriments et ainsi recharger les batteries de l’énergie vitale, à condition que le sommeil soit au rendez-vous. De petites portions d’aliments riches sont à préconiser comme des plats de légumineuses accompagnées de céréales, des bouillons de légumes et de viande, des combinaisons de fruits et de laits de noix et ainsi de suite.
Fortifier le système immunitaire
L’immunité va de pair avec l’énergie vitale mais nous pouvons aussi faire usage de plantes médicinales pour la fortifier. Il importe alors de distinguer les toniques immunitaires, qui agissent à long terme et de manière durable, des stimulants immunitaires, à l’action immédiate mais temporaire.
Les toniques immunitaires doivent être pris en prévention sur une période de 1 à 2 mois au minimum, idéalement avant l’hiver. Ils servent à moduler le système immunitaire pour qu’il soit plus efficace et du même coup empêcher qu’il réagisse trop fortement en cas d’allergies ou de maladies auto-immunes.
On recherche alors des plantes comme l’aunée, l’astragale, le codonopsis, le guduchi ou le champignon reishi. La pâte Chyawanprash est une formule classique ayurvédique pour régénérer l’énergie vitale et fortifier l’immunité. Elle contient des dizaines de plantes médicinales nutritives et de super aliments.
S’il est trop tard pour prévenir une maladie ou infection quelconque nécessitant l’action de notre système immunitaire, on fait appel à des plantes qui stimulent l’immunité telle que la célèbre échinacée et l’usnée barbue. Il faut alors multiplier les doses jusqu’à prendre les suppléments aux deux heures tout au long de la journée. En revanche, on essaie de limiter la durée de ce type d’intervention à une semaine ou deux, après quoi il vaut mieux marquer un temps d’arrêt pour éviter de stimuler inutilement et d’épuiser le système immunitaire.
Prévenir les maux de l’hiver
Un aspect important de la préparation à l’hiver consiste à connaître nos faiblesses ainsi que nos tendances à développer certains problèmes de santé, afin de pouvoir agir de manière appropriée pour les prévenir. Avec une préparation adéquate, nous pouvons surmonter les défis spécifiques à la saison hivernale tels que les infections aux poumons, la sécheresse de peau, les écoulements nasaux, les rhumes et grippes et ainsi de suite.
Au sujet de la prévention des infections courantes, nous offrons une formation sur l’immunité destinée à vous outiller pour agir rapidement et efficacement, à l’aide d’une trousse natuelle maison que vous aurez assemblée au préalable.

Tout à fait d’accord avec ces bons conseils. J’aime la mélisse énormément…j’en ai dans mon jardin, elle est vivace et je prends chaque soir une tisane. Je ramasse aussi des branches de feuilles que je fait sécher pour l’hiver et fait aussi la teinture. C’est ma plante fétiche:))).
I enjoy, lead to I discovered just what I used to be looking for.
You have ended my four day long hunt! God Bless you man. Have a great day.
Bye