
Le respect de l’équilibre
À l’orée de la forêt, mes pieds s’immobilisent. J’honore mes liens étroits avec le vivant. Je remercie la nature d’offrir une science si parfaite où les liens chimiques et énergétiques soutiennent notre guérison. Je remplis mon cœur de compassion pour l’humain qui s’éloigne de ses liens sacrés pour la terre.
Biologiste depuis près de vingt ans, j’ai observé la fragilité de la nature sous son apparente résilience. Les pressions anthropiques creusent insidieusement le fossé avec l’état d’équilibre. Permettons-nous de changer le courant. De s’arrêter à l’orée pour s’immobiliser et changer notre approche. Dans ce texte, je vous offre de l’information sur une cueillette respectueuse, une présence sans trace en nature et les espèces en situation précaire. Espérant que ces informations s’enracinent dans vos prochaines randonnées en nature.
Cueillette respectueuse
Les plantes font partie d’un écosystème complexe où elles contribuent intimement avec l’ensemble. Afin de soutenir le maintien de ces liens, voici quelques conseils pour une cueillette respectueuse de la nature.
- Limiter la quantité cueillie à des seuils raisonnables et selon votre capacité à traiter vos plantes. Il est recommandé de ne pas récolter plus d’une plante sur trois afin de respecter la capacité de régénération des plantes. À cet effet, voir la recommandation sur les espèces vulnérables à la récolte plus bas.
- Utiliser des techniques de prélèvement respectueuses afin que la plante puisse survivre. Notamment pour les fruits, où il faut laisser au moins 10 % des fruits ou semences.
- Varier les sites de récoltes dans une même saison et d’une année à l’autre.
- Respecter la réglementation. À cet effet, voir les recommandations sur les espèces menacées et vulnérables plus bas.
Espèces en situation précaire
À la suite de diverses menaces anthropiques ou naturelles, la population de certaines espèces vivantes a considérablement diminué. C’est près de 5 000 espèces sauvages au Canada et près d’une centaine au Québec qui présentent une situation précaire. Il est possible d’agir afin que notre cueillette et nos achats de produits naturels ne soutiennent pas ce déclin.
- Ne cueillez pas, par respect à leur survie, les espèces menacées et vulnérables. Informez-vous sur les espèces en situation précaire en consultant la liste du ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP). Notons, par exemple, le ginseng à cinq folioles (Panax quinquefolius) et l’ail des bois (Allium tricoccum).
- Respectez les quantités prescrites pour les espèces dites vulnérables à la récolte. Ces espèces sont en situation précaire par la pression grandissante de cueillette. Mentionnons, entre autres, l’asaret du Canada (Asarum canadense) et matteuccie fougère-à-l’autruche d’Amérique (Matteuccia struthiopteris var. pensylvanica).
- Lors de vos achats, vérifier la source d’approvisionnement de votre fournisseur afin que cette dernière n’utilise pas d’espèces menacées ou vulnérables. Il est aussi possible de vérifier si ses sources d’approvisionnement et sa cueillette respectent les principes de la cueillette responsable.
Sans trace
L’approche Sans trace regroupe sept principes visant à réduire notre impact sur la nature lors de nos activités de plein air. Je vous partage quelques éléments touchant la cueillette de plantes sauvages.
- Demander la permission au propriétaire du terrain avant de cueillir. Ne jamais cueillir dans les milieux naturels protégés.
- Explorer des lieux moins fréquentés.
- Demeurer dans les sentiers existants ou limiter vos déplacements hors sentier aux espaces dénudés (sable, herbe sèche, neige épaisse).
- Gérer adéquatement vos déchets en les rapportant tous.
- Prévenir la propagation des espèces exotiques envahissantes en enlevant la boue et les débris accrochés aux chaussures, aux vêtements et au matériel.
- Éviter de nourrir et déranger les animaux pour éviter de nuire à leur santé, d’altérer leur comportement, ou de les exposer à des prédateurs ou à d’autres dangers.
Pour de plus amples informations, visitez le site Internet Sans Trace Canada.
Le cambium, appelé aussi la seconde écorce, est une mince couche de cellule permettant aux arbres de croire en largueur. En latin, le cambium provient du mot cambiare qui signifie changer. Comme nos grands arbres, permettons-nous d’élargir notre conscience et de nous offrir un changement. Un détour vers un chemin respectueux en équilibre avec la nature. Bonne récolte consciente.

Pourquoi ce nom de Ayurvéda révolution ?
J’adore ce texte qui a été mis sur la page d’une personne , qui m’as été présentée comme possibilité de devenir ami Facebook. Merci ! De ce texte .
Bonjour Johanne, nous avons choisi ce nom car nous nous efforçons d’appliquer le Savoir ayurvédique millénaire à la vie contemporaine, en l’actualisant notamment pour nos besoins en Occident. Les auteurs des écrits ayurvédiques disent d’ailleurs que ceux-ci ne doivent pas être considérés finaux mais bien évoluer avec la société. Merci pour votre commentaire !